Mon stage à Londres || Laura Blue

Hello tout le monde !
Aujourd’hui, ça fait presque un an que je suis partie pour vivre la plus grande aventure de ma vie: vivre 3 mois à Londres. Ça me tenait vraiment à cœur d’écrire un article sur ce voyage car il m’a marqué à vie et malgré les difficultés que j’ai rencontré sur place, je ne regrette rien et en garde les meilleurs souvenirs. Je vais donc expliquer dans cet article comment et pourquoi je suis partie, comment j’ai trouvé un logement, les aides financières que j’ai reçu, et comment se débrouiller dans un pays que l’on ne connait pas !

Alors à vous chers étudiants (ou autres) qui stressent à l’idée de partir pour un semestre ou un stage à l’étranger, cet article est fait pour vous et j’espère qu’il vous aidera. Let’s get into it !

 

♦ Pourquoi ce voyage ?

Et bien tout simplement pour valider mon semestre et ma licence en Information-Communication. J’ai dû choisir entre un semestre en Erasmus à l’étranger et un stage de 3 mois également à l’étranger. Depuis la L1 je savais que je voulais partir à Londres pour valider ma licence. Arrivée en 3e année, j’ai constaté que cette ville n’apparaissait pas dans les propositions Erasmus, ducoup le choix était vite vu : j’allais devoir trouver un stage dans la capitale Londonienne.

 

♦ Comment j’ai trouvé mon stage ?

J’ai d’abord attendu d’avoir eu tous les cours de préparation au stage à la fac pour me lancer et envoyer des candidatures. On était mi octobre 2015 il me semble. Il faut bien évidemment avoir préparé son CV et une lettre de motivation en béton. Je suis donc allée sur Google et j’ai fait le tour des agences de com Londoniennes (je recherchais un poste de graphiste), ainsi que certaines agences de publicité. Et j’ai envoyé des candidatures spontanées à ces entreprises. Quand on recherche un stage à l’étranger (et surtout dans une grande ville comme Londres) il ne faut pas se contenter d’envoyer 5 ou 6 candidatures et attendre une réponse, non, il faut en envoyer des dizaines (certains ont dépassé la centaine) et puis relancer les entreprises si on obtient pas de réponse.

Pour ma part, j’ai reçu que des réponses négatives, et le temps passait vite car nous devions avoir trouvé une entreprise pour janvier, et nous étions déjà en novembre. Comme je suis une grande stressée de la vie, j’ai fini par me faciliter le travail et j’ai demandé à une ancienne élève qui avait effectué son stage l’année d’avant si elle n’avait pas des adresses d’entreprises à me refiler. Et ça a fonctionné ! J’ai donc contacté l’entreprise de webdesign dans laquelle elle avait effectué ses 3 mois, et j’ai enfin obtenu une réponse positive et un entretien.

 

♦ Un entretien d’embauche en anglais ? Au secours !

Mais nooon détendez vous ! (dit-elle après 10 crises d’angoisses) Si vous êtes bien préparés, tout devrait bien se passer. Si vous n’êtes pas très à l’aise en anglais, les cours de préparation au stage de la fac devrait vous aider un peu, rien que pour vous préparer à vous entretenir à l’oral face à un futur maître de stage étranger. Donc avec de l’entrainement pour parler de vous, de vos compétences, de vos attentes etc… vous devriez pouvoir répondre aux attentes d’un entretien. Pour ma part, l’entretien s’est déroulé via Skype, ce qui est un peu rassurant étant donné que si vous paniquez soudainement, vous pouvez prétexter une panne de réseau en quittant la vidéo subitement. Hahaha je plaisante, c’est tout à fait déconseillé de faire ça si vous voulez être pris pour ce stage.

Donc ce que j’ai fait : j’ai préparé des fiches avec des phrases toutes faites qui correspondent à des réponses aux questions que l’on pourrait me poser. Comme ça, en cas de doute, j’avais des réponses juste à côté de moi que je pouvais consulter pendant l’entretien.

Le gérant de la boite, Brandon, a été très chaleureux avec moi, et honnêtement il a beaucoup plus parlé que moi. J’ai eu droit à des questions simple du genre  » Pourquoi notre entreprise ? », « Quelles sont tes compétences ? », « Qu’est ce que tu aimes dans ce domaine ? », enfin des questions auxquelles j’étais préparée. Ducoup l’entretien a duré 15 min environ et il s’est très bien passé :). Le tout est de ne pas paniquer. Don’t paniiiiic !

Je vous rassure, il fait beau aussi de temps en temps à Londres 😉

♦ Stage trouvé ! Euh… Où est ce que je dors ?

Alors là, je vais être honnête avec vous, j’ai vraiment galéré. Pour ce genre de chose, j’étais livrée à moi même, aucune aide la fac, ni de ma famille, et puis les copines elles doivent trouver leur logement à elles donc pas la peine de leur demander une quelconque aide. J’ai d’abord commencé par chercher des colocations, car autant vous le dire tout de suite : si vous n’avez pas 1000 euros par mois à mettre dans un logement ou si vos parents ne peuvent pas vous aider à payer le logement, vous n’avez pas d’autre choix que de vivre en coloc à Londres. Car les prix des habitations là bas sont exorbitants. Mais ne vous en faites pas, c’est très commun de vivre en coloc à Londres. Un grand nombre de personnes vivant là bas en tant que Londonien vivent en coloc.

Bref, revenons à moi s’il vous plait ! J’ai donc cherché et cherché et envoyé des demandes, mais je n’ai rien trouvé car je m’y prenais trop en avance (1 mois à l’avance), alors que les logements cherchaient des disponibilités immédiates ou dans la semaine qui suivait. A deux semaines avant le grand départ je n’avais toujours pas de logement et c’est là que je me suis dit : pourquoi pas demander à un Airbnb de m’héberger pendant 3 mois. C’était ma dernière solutions. J’ai donc cherché des Airbnb pas très loin de mon lieux de stage (pour éviter de payer le métro tous les jours) et j’ai envoyé un bon nombre de demandes. Après beaucoup de réponses négatives (car ils ne voulaient pas de moi pendant un temps aussi long) j’ai finalement reçu un oui (qui était d’abord un non mais après un peu de forcing et beaucoup de culot ils ont fini par dire oui). Ce Airbnb était donc chez une famille française (déception pour renforcer mon anglais) avec un papa, une maman et 2 petits garçons. Je pouvais rester chez eux 3 mois si je faisais un soir de babysitting par semaine pour que le couple puisse sortir en amoureux. J’ai dit OK direct. L’avantage du Airbnb est que j’avais une chambre et une petite salle de bain privative rien qu’à moi, et bien évidemment un accès à la cuisine. Donc j’étais plutôt pépère ! L’autre avantage : la maison se situait à 15 min à pied de mon stage, donc j’économisais pas mal d’argent par rapport au métro. Le désavantage : le loyer par mois n’était absolument pas plus bas que si j’avais trouvé une chambre en coloc. Je payais 700 euros par mois, ce qui est une somme énorme. Mais bon à 1 semaine du départ je n’avais pas d’autre choix.

 

♦ Oui mais il faut être riche pour partir vivre 3 mois à Londres !

C’est quoi ces conneries encore ? Je vais vous dire, mes parents ne m’ont pas aidée d’un centime (même pas pour le billet d’avion ou le billet de train du retour, ni même les courses, RIEN). MAIS, lorsque vous partez  par le biais de votre université, vous devez automatiquement remplir un dossier de bourse pour partir à l’étranger. Il existe la bourse Explora et la bourse Erasmus +. Ce sont eux qui choisissent quelle bourse vous sera versée en fonction de votre lieu de destination (enfin en gros ça marche comme ça). Donc vous ne partez pas sans rien ! De plus, je recevais une bourse du Crous, ce qui cumulé avec la bourse Erasmus+ me couvrait les frais de loyer. C’est déjà ça ! Pour ce qui est des courses (qui coûtent plus cher qu’en France), le shopping, les loisirs etc… J’avais mis un peu d’argent de côté en travaillant les weekends avant de partir, ET j’ai fait un prêt à la banque. Et je vais vous dire, heureusement que je l’ai fait sinon je n’aurai pas pu tenir 3 mois à Londres, en me faisant un minimum plaisir. Je n’ai pas emprunté 10000 euros hein ! Mais juste assez pour couvrir mes dépenses. Donc vous voyez, vous pouvez tout à fait vous en sortir sans l’aide de papa-maman, juste en vous débrouillant par vous même :). Bon après si vous avez des parents qui peuvent vous assurer financièrement à l’étranger, c’est encore mieux !

 

♦ J’aimerais bien partir, mais j’ai très peur de me débrouiller toute seule dans une ville étrangère…

C’est tout à fait normal ! Si vous êtes comme moi et que vous n’avez pas beaucoup voyagé dans votre vie, ne paniquez pas, ce n’est pas si compliqué que ça en a l’air. Croyez moi j’étais hyper stressée à l’idée de partir seule et de me débrouiller seule (j’ai saoulé toutes mes copines avec mon stress). De plus, je n’avais jamais pris l’avion seule donc cela m’angoissait encore plus car je ne sais pas me repérer dans les aéroports. Dans ce cas, si vous avez la possibilité, partez à plusieurs. Si vous êtes plusieurs dans votre classe à partir à tel ou tel endroit, essayez de partir le même jour, ça réduira les stress du voyage, et puis c’est plus sympa de partager l’arrivée dans une nouvelle ville à 2 ou 3 :).

 

Personnellement je me suis arrangée pour partir avec une amie de ma classe, nous avons pris l’avion ensemble de Genève à Gatwick, puis la navette Gatwick – King’s Cross. C’est arrivé à King’s Cross que j’ai du me débrouiller seule pour aller jusqu’à mon Airbnb. Gros bémol : pas d’internet puisque j’étais passée sur le réseau UK. Je n’avais pas non plus de plan de la ville sur moi. J’ai seule avec ma valise de 20 kg, mon sac de voyage et mon angoisse grandissante. J’étais donc dans le métro, et ce qui est bien à Londres c’est que les plans de métro sont hyper faciles à comprendre !

Je me suis repérée : King’s Cross. Je vais où ? Highbury & Islington. J’ai cherché la couleur de la ligne qui était orange, et j’ai trouvé ma destination. 4 arrêts de métro ce n’est pas si loin ! Je suis donc montée dans le métro et descendue à H&I. Sauf que là encore sans mon appli Maps je ne savais pas où me diriger. Il n’était pas loin de 20h, il faisait nuit, j’étais fatiguée et n’avais aucune idée de la direction à prendre pour me rendre à mon Airbnb. J’avais juste le nom de la rue. J’ai donc tendu l’oreille et… j’ai entendu des français ! Et oui Londres est remplie de Français (mais vraiment énormément) j’ai donc demandé à une passante si elle connaissait ma rue, elle a regardé sur internet et m’a indiqué la direction. Arrivée à la rue, j’ai ensuite demandé à un anglais s’il pouvait m’aider à trouver la maison que je recherchais, et c’est là que j’ai été surprise de la gentillesse des anglais, car celui ci m’a amené jusqu’à la porte ! Et voilà, j’avais trouvé mon logement, je n’en étais pas morte mais qu’est ce que j’étais fière de moi, la petite savoyarde hyper stressée capable de se débrouiller dans une grande ville étrangère.

Donc si vous avez l’occasion de partir, n’hésitez pas une seule seconde, mettez vos peurs et vos angoisses de côté, mettez vous un bon coup de pied au c** et vous verrez que vous en ressortirez plus débrouillards. Ces expériences font grandir et on en garde des souvenirs toute notre vie.

 

Je vous ferai un prochain article sur les endroits que j’ai adoré à Londres, et les lieux à voir absolument !

 

Bons voyages à vous,

Laura B

 

 

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2 Commentaires

  1. Cécilia
    28 janvier 2017 / 00:40

    Merci merci merci ! Des articles comme celui-ci rassure tellement pour la grande stressée que je suis qui souhaite partir en stage. Gros bisous 🙂

    • lauracaby
      30 janvier 2017 / 18:14

      Avec plaisir ! Ne t’inquiètes pas, tout va bien se passer tu verras que tu es tout à fait capable de surmonter ça 🙂 Bisous à toi ma belle !

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